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octobre 16, 2014

Dans le contexte tumultueux des marchés financiers, nous vous faisons part des dernières orientations prises

Chers investisseurs, chers partenaires,

Dans le contexte tumultueux des marchés financiers, nous vous faisons part des dernières orientations prises :

Dans quel environnement évoluons nous ?
Les marchés financiers enregistrent depuis le 18 septembre une baisse de – 13,4% pour le CAC40 , – 11.96% pour le MSCi Europe, -7,40% pour le S&P 500 , -8,27% pour le Nikkei et -7,85% pour le MSCI World en devises locales .
Le pétrole a quant à lui chuté de -25% depuis le 20 juin 2014.
Le dollar US qui s’était fortement et rapidement renforcé jusqu’à 1,25 dollars pour 1 euro revient vers le niveau de 1,28.
Les taux longs ont qui ont jusque là été orientés de façon synchronisée à la baisse (10 ans US 2,25% , 10 ans allemand 0,88% , 10 ans Français 1,18% , 10 ans italiens 2,35% ) commencent à diverger. Ce matin les taux américains et allemands poursuivent leur mouvement de baisse (10 ans US à 2,03%, 10 ans allemand à 0,75% ) tandis que les taux des pays plus fragiles sont sensiblement orientés à la hausse (ex : France de 1,16% à 1,22%, Italie à 2,62%)

Que se passe-t-il ?
Des nouvelles moins certaines sur la croissance réelle des pays développés : Les Etats-Unis présentent des statistiques globalement haussières mais certaines données montrent que la croissance n’est pas aussi vigoureuse que prévue (Ventes au détail de septembre en baisse de -0,3% contre +0,6% précédemment, l’Empire State Manufacturing Index à 6,2 contre 27,5 le mois précédent, …) Les membres de la FED doutent de la nécessité de procéder à un resserement monétaire qui risquerait de casser la dynamique de croissance alors que les autres pays voient leur croissance remise en cause. En Europe, l’Allemagne locomotive économique de la zone Euro montre des signes de faiblesse (ZEW à -3,6 contre +6,9 le mois précédent, PMI manufacturier à 49,9 soit en zone limite entre l’expansion et la contraction d’activité, impact Ukraine plus non croissance des pays voisins de l’Allemagne soit la France et l’Italie). Le FMI et l’OCDE ont d’ailleurs révisé à la baisse les prévisions de croissance pour l’économie mondiale en 2014 et 2015.
L’inflation est à un niveau historiquement bas.

La zone Euro entre une nouvelle fois dans une phase de test de résistance. La France se montre incapable d’agir en terme budgétaire et de redressement économique et pèse sur les perspectives économiques de l’ensemble de la zone Euro ; les négociations en cours entre la Grèce et la Commission Européenne sont difficiles et laissent à penser que la Grèce ne puisse pas tenir les efforts budgétaires obtenus jusqu’ici. Ainsi depuis hier, les taux grecques ont fortement augmenté. Ce matin, ce sont les taux français et italiens qui sont vendus, c’est à dire ceux des pays les plus faibles et qui représentent le maillon faible de la zone Euro.

Par ailleurs, l’actualité est féconde en foyer de risques et informations négatives (révoltes à Hong Kong, Conflit contre les intégristes musulmans, épidémie Ebola.
Dans ce contexte, les publications des résultats des entreprises passent au second rang et les bonnes ou moins bonnes publications restent sans effet pour soutenir les titres (Roche, Danone, LVMH…)

Comment sortir de cette situation ?
A court terme, c’est la Banque Centrale Européenne qui pourrait agir en rachetant la dette souveraine des pays en difficulté, l’acte serait fort est signifierait que tous les moyens sont mis en oeuvre pour maintenir la cohésion de la zone Euro. Nous surveillons cela.
A court moyenterme, le discours des entreprises sur les perspectives à venir pour l’année 2015 donnera la tendance des résultats à venir, et donc permettra d’ajuster les valorisations des actifs risqués.

Que faisons nous dans les portefeuilles diversifiés
L’exposition aux marchés actions a été significativement réduite.
Dans Entheca Pérénnité, l’exposition aux actions est de 22%
Dans Pareturn Entheca Patrimoine, l’exposition actions est de 15,6%
L’exposition au dollar a été réduite avec prise de bénéfice sur le niveau de 1,26 en attendant plus de visibilité.
L’exposition au secteur bancaire a été réduite.
Sur les taux, des investissements dans des obligations souveraines américaines ont été réalisés.

Au sein de nos fonds actions et PEA, nous avons également réduit le risque en diminuant la part actions et les valeurs les plus cycliques.

Dans la lignée de notre dernière lettre mensuelle, nous adoptons une gestion résolument prudente et adverse au risque pour les jours qui viennent.

Cordialement

Agnès BRULÉ

Entheca Finance

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