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décembre 6, 2017

Faut-il opposer la gestion active à la gestion passive ?

A l’occasion du Salon Actionaria 2017, Entheca est intervenu sur le Podium du Patrimoine animé par OPCVM360, pour aborder la question de la gestion indicielle très en vogue actuellement. Nous vous livrons les principales idées développées lors de notre intervention.

L’investisseur dispose d’une boite à outil très large. En fonction de son profil de risque et son horizon d’investissement, il peut investir dans différentes classes d’actifs en allant du marché Monétaire, du marché Obligataire au marché des Actions, en répartissant ses actifs sur différentes zones géographiques ou secteurs économiques (fonds thématiques). Construire un portefeuille revient à combiner les différents supports d’investissements offerts par les maisons de gestion (Fonds Commun d’Investissement, SICAV…). L’approche qualitative et quantitative est essentielle et la performance seule n’est pas un critère d’investissement suffisant.

L’allocation d’actif ventile les investissements dans différentes « briques » en fonction de paramètres économiques, de conjonctures et des anticipations que l’investisseur a sur le marché. Elle permet de définir le squelette du portefeuille et est le principal moteur de performance. Une allocation d‘actif pertinente et adaptée au contexte économique contribue à hauteur de 80% de la performance réalisée. La mise en œuvre de l’allocation d’actifs repose sur la sélection des investissements. Se pose alors la question du choix des investissements :

– On parlera de gestion passive, (ou gestion indicielle) pour un mode de gestion qui a pour objectif de suivre un marché de référence et de répliquer fidèlement les performances de ce marché (par exemple le CAC 40 ou le S&P 500).

– A l’inverse, la gestion active a pour objectif de surperformer le marché de référence (appelé “benchmark”) sur lequel le gérant a décidé d’investir. Le gérant (ou équipe de gestion), à l’aide de divers outils d’analyse, de son talent et de son expérience, va sélectionner de manière discrétionnaire les produits, actions, obligations, secteurs susceptibles d’enregistrer des performances supérieures à leurs marchés.

Des études montrent que dans l’univers des fonds à gestion active, seul 30% des gérants battent leur indice de référence et ce quelle que soit la classe d’actif ou zone géographique. Il faut donc privilégier la gestion passive dans les portefeuilles. Pour autant, des gestions actives délivrent fréquemment de la surperformance (Alpha). Il faut donc sélectionner ces gestions selon différents critères.

L’attrait actuel de la gestion passive (ETF) s’explique en grande partie par la recherche de frais moindres, en occultant la valeur ajoutée liée à l’investissement dans les entreprises. En quelque sorte, l’ETF ou la gestion indicielle est à la gestion d’actifs ce que UBER est aux compagnies de taxi : elle procure une offre large (on a vu dernièrement un ETF axé sur l’égalité homme-femme), facile d’accès (se traite comme une action) avec des frais moindres que ceux d’un FCP ou d’une SICAV traditionnel, sans générer de valeur ajoutée (suit un indice grâce à des programmes automatiques d’achats et de ventes) et qui profite de l’organisation d ‘un marché déjà existant.

Pour autant, nous pensons que la question n’est pas d’opposer la gestion indicielle et la gestion active, mais plutôt de les associer pour construire des portefeuilles robustes en termes de risque / rendement. Pour bâtir une allocation d’actif efficiente, il faut donc combiner la gestion passive et la gestion active et ne pas les opposer uniquement pour des questions de frais.

Ne privilégier que la gestion passive, c’est limiter sa capacité de surperformance car au mieux, la performance sera égale à celle de l’indice de référence choisi (exemple CAC 40). C’est aussi prendre le risque de voir ses actifs baisser sans amortissement en cas de retournement de marché (ex : performances 2008 de -40% pour le CAC 40). Notons que les gestions actives surperforment les indices lors des phases de baisse.

Pour autant, il est dans certains cas difficile de faire mieux que certains marchés, du fait de leur extrême diversité et profondeur ; c’est le cas par exemple du marché américain S&P 500. Pour éviter ces écueils, nous sommes convaincus de la nécessité d’utiliser une large palette d’investissements et à partir de l’allocation d’actif définie, de combiner sur différentes classes d’actifs et zones géographiques la gestion active avec la gestion passive. Agnès Brulé pour Entheca Finance 5 décembre 2017

Avertissement : Ce document est publié à titre d’information uniquement. Le contenu de ce document ne constitue ni une recommandation, ni une offre d’achat, ni une proposition de vente, ni une incitation à l’investissement ou à l’arbitrage. Il ne constitue en aucun cas un élément contractuel. Les informations contenues dans ce document n’ont pas été examinées au regard de votre profil personnel. Si vous avez des questions contenant un quelconque investissement ou doutez de la pertinence d’une décision d’investissement, nous vous invitons à contacter votre interlocuteur privilégié ou, le cas échéant, à demander des conseils d’ordre financier, juridique et fiscal auprès de vos conseils habituels. Les opinions exprimées dans ce rapport sont celles d’Entheca Finance au moment de la préparation du document. Elles sont susceptibles d’évoluer et ne constituent pas une recommandation d’investissement. Toute décision d’investissement ou de désinvestissement qui serait prise par le lecteur des informations figurant dans ce document est à sa seule initiative. Avant toute souscription dans un fonds, l’investisseur est invité à prendre connaissance du prospectus et du Document d’Information Clé pour l’Investisseur (« DICI »). Le prospectus, le DICI, les derniers rapports annuels peuvent être obtenus sans frais auprès de la société de gestion. Ce document est la propriété intellectuelle d’Entheca Finance. Toutes performances passées ne préjugent en rien des performances futures.

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